Cabane dans la nature sous la neige

Comment survivre dans un environnement glacial

Encore un article sur la sécurité en général pour nous qui aimons faire des virées motorisées dans la nature sauvage :

Il y a dans ce monde beaucoup de situations dans lesquelles vous pourrez vous retrouver qui impliqueront des conditions météorologiques dangereuses, désagréables, incapacitantes voire même mortelles.

Le froid glacial, de l’hiver comme du grand Nord, en fait bien évidemment partie, et figure sans aucun doute parmi les principaux obstacles à la survie en pleine nature. Que vous soyez un amateur de camping ou de randonnée, égaré en plein hiver, ou le seul survivant d’un accident aérien au dessus des Alpes, ou bien encore tombé en panne en voiture en plein milieu d’une forêt, connaître les éléments de base de la survie dans un environnement glacial pourra s’avérer salutaire.

Cet article aura donc pour but de vous transmettre les connaissances nécessaires pour affronter au mieux des conditions de grand froid.

Cabane dans la nature sous la neige

Presque 50% de l’Hémisphère Nord peut être classifié comme « région froide » durant certaines périodes de l’année. L’altitude et le vent pouvant s’ajouter à cela, la présence d’un froid mortel n’est jamais à exclure dans nos contrées et n’est pas réservée au fin fond de la Sibérie ou au Cercle Arctique: connaître les bons réflexes et comment s’y préparer pourra par conséquent vous sauver la vie en cas de mésaventure.

Les deux principaux maux causés par le froid sont les engelures et l’hypothermie.

Les engelures apparaissent lorsque votre peau tombe sous le point de congélation: des cristaux de glace se forment dans les cellules de votre peau, les tuant alors une à une. C’est un processus très douloureux, qui fera rougir votre peau dans un premier temps, provoquant une sensation d’inconfort. La peau durcira ensuite, formant des cloques sur toute la surface gelée de votre peau.

Pour finir, la peau devient noire, et la morsure causée par le froid pourra creuser jusqu’aux muscles, voire jusqu’aux os. Ceci peut causer des nécroses importantes, parfois soldée par l’amputation de doigts et orteils, ce qui est naturellement peu souhaitable. Afin d’éviter d’en arriver là, il est recommandé de réchauffer la peau affectée par le froid graduellement, en se couvrant les oreilles et en plaçant ses mains sous ses bras.

Tremper les membres dans une eau entre 30°C et 38°C est idéal pour réchauffer progressivement les mains et les pieds atteints. Il faut également à tout prix éviter de frotter ou gratter les zones touchées : cela peut aggraver les lésions, visibles ou sous-cutanées.

N’hésitez pas non plus à bouger doucement les articulations dans ces zones, cela permettra de rétablir petit à petit une bonne circulation sanguine. Aussi, comme toujours, mieux vaut prévenir que guérir : se couvrir à l’aide de gants biens chauds et de chaussettes épaisses vous évitera de passer ce genre de mauvais moments.

L’Hypothermie est un ensemble de symptômes survenant lorsque le corps perd plus de chaleur qu’il ne peut produire, et donc que la température corporelle d’un individu chute en dessous de 35°C. On trouvera parmi ces symptômes un ralentissement du rythme cardiaque, un état de confusion mentale avancée, des articulations ankylosées, une perte de coordination musculaire et des tremblements incontrôlables.

Tous ces symptômes pourront par la suite mener à un coma, ou à la mort de la personne atteinte. Bien souvent, le fait de se retrouver mouillé, en plus du froid ambiant, pourra mener à une hypothermie plus sévère. Pour combattre l’hypothermie, il est important de regagner un environnement plus chaud le plus vite possible.

Couvrez-vous le plus vite  possible, avec ce que vous trouverez (couverture, sac de couchage, oreillers, etc.). Une bonne partie de votre chaleur corporelle s’évacue par le biais de votre tête : couvrez-la en priorité.

Si vos vêtements sont mouillés, changez-vous ou déshabillez-vous : il sera plus judicieux de vous retrouver complètement nu que de rester avec une tenue mouillée. S

i vous vous trouvez avec quelqu’un d’autre, utilisez vos chaleurs corporelles pour vous réchauffer mutuellement. À moins d’être vraiment bloqué loin de toute civilisation, vous devez absolument essayer d’obtenir de l’aide médicale aussi vite que possible.

Pour ceux qui comprennent l’anglais, voici une superbe vidéo faite par rewild university qui vous montre plusieurs techniques extrêmement précieuses :

Premiers secours dans la neige

Que faut-il avoir dans sa trousse de premiers secours ?

Élément indispensable dans tout inventaire de survie, que ce soit en milieu urbain ou en milieu naturel, la trousse de premiers soins est souvent une source d’hésitation dans la préparation: trouver le bon équilibre dans le nombre d’éléments qui la composent n’est jamais facile, pour être paré à un maximum d’éventualités tout en évitant la surcharge.

Cet article aura donc pour but de vous aider à choisir avec parcimonie chacun des éléments à ajouter à votre pack, afin de faire la part des choses entre zèle et prévoyance.

Selon cette page qui présente un excellent manuel de survie, une fois vos trousses constituées, gardez-les dans un endroit sec, et remplacez régulièrement les contenus périmés ou utilisés.

Premiers secours dans la neige

Tout d’abord, commençons par les essentiels: ces éléments devront être retrouvés dans chacune de vos trousses, quelque soit leur taille:

  • Une petite carte, avec les numéros des différents services d’urgence de votre région (centre anti-poisons, médecin de famille, etc.)
  • Plusieurs paquets de lingettes antiseptiques, pour désinfecter les plaies.
  • Des carrés de compresses de gaze stérile.
  • Un rouleau de ruban adhésif médical.
  • Pansements adhésifs de différentes tailles.
  • Ciseaux (de taille adaptée à la trousse utilisée)
  • Pinces à épiler
  • Une couverture de secours.
  • Épingles de sûreté.

Ce genre de trousse pourra être préparée en plusieurs exemplaires, à conserver sur vous ou dans un sac, comme dans divers endroits (atelier, voiture, bateau, bureau…), toujours à portée de main. Voici d’ailleurs une revue des packs les plus aboutis.

Bien entendu, une activité particulière entraînera des précautions particulières, et pour chaque situation, la préparation est essentielle. Aussi, les trousses de secours que vous emmènerez loin de la civilisation devront être préparées en conséquence:

  • Lampe de poche, avec piles de rechange ou manivelle pour recharger.
  • Guide de secourisme et de réanimation.
  • Thermomètre.
  • Gants jetables (si possible sans latex, pour parer aux possibles allergies)
  • Compresses froides instantanées
  • Bandes en rouleau, pour maintenir les pansements en place ou pour mettre un bras en écharpe.
  • Une ou plusieurs bouteilles d’eau.
  • Médicaments prescrits par votre médecin.
  • Un téléphone portable jetable, ou avec une carte SIM prépayée.
  • Des cartes de la région ainsi qu’une boussole.
  • Des fusées éclairantes.

Pour finir, il est également judicieux de préparer une petite armoire spéciale chez vous, contenant tous les éléments cités jusqu’à maintenant, en plus grandes quantités, mais également d’autres fournitures utiles, mais moins fréquemment utilisées :

Telles que des réserves de médicaments prescrits, aspirines, anti-douleurs, beta-bloquants, anti-inflammatoires, antispasmodiques, solutions de réhydratation, antiémétiques, sérum physiologique, pastilles pour la gorge, baume pour les ecchymoses, vitamines, etc., des aiguilles chirurgicales et différents fils de suture, alumettes et lampes de secours, bouteilles de désinfectant, pansements oculaires, épinéphrine (pour les chocs anaphylactiques), instruments pour retirer les tiques, sparadrap hypoallergénique, alcool modifié (alcool à 90°), eau oxygénée pour les petits saignements, et éventuellement, des flacons stériles pour analyse (urine, selle), ainsi que des préservatifs.

Certains pansements existent en modèle transparents, ce qui pourra être très utile pour suivre l’évolution d’une plaie.

Précaution supplémentaire: cette armoire doit impérativement être hors de portée des enfants.

Attention également à vérifier attentivement que les médicaments stockés sont bien compatibles avec toutes les personnes du foyer (femmes enceintes, enfants, personnes âgées, allergies…) et que la trousse contient des médicaments utilisés pour traiter les conditions pré-existantes chez vous (ventoline pour l’asthme, anti-histaminiques pour le rhume des foins, insuline pour le diabète…).

Consultez votre médecin ou votre pharmacien pour vous dresser une liste personnalisée, et maintenez cette armoire à jour, en surveillant les dates de péremption et en y ajoutant ce qui pourra vous être utile.

En plus de cette préparation matérielle, un des éléments qui vous sera le plus utile en situation d’urgence sera votre connaissance des techniques de secours. Vous fournir de plusieurs manuels, et vous renseigner sur les différentes techniques de secourisme, voire suivre une formation, sera un complément inestimable à votre préparation.

Sécurité pour motards et randonneurs lors des avalanches

Une motoneige

Aujourd’hui nous traiterons d’un sujet particulièrement intéressant et utile : la sécurité lorsqu’on utilise nos quads et nos motoneiges dans les zones à risques.

Les accidents d’avalanches sont souvent associés à des skieurs, des snowboarders ou des motoneigistes sur des terrains escarpés. Cependant, les randonneurs hivernaux et les raquetteurs peuvent également déclencher des avalanches lorsqu’ils se déplacent dans des zones propices aux glissades.

En prenant quelques mesures simples, les randonneurs peuvent réduire leur risque d’être balayés dans une avalanche.

Se poser les bonnes questions sur le potentiel d’avalanche

Lors de la planification d’une randonnée, faites des recherches sur la route à emprunter, pour déterminer s’il peut y avoir un risque de parcourir un terrain d’avalanche. Voici quelques questions à considérer :

  • Existe-t-il des crêtes exposées avec des visages qui pourraient être sujettes à la neige en cours de chargement le long de la route?
  • Le groupe se promenera-t-il au-dessus de la ligne des arbres?
  • Y a-t-il eu une tempête de neige récente avec une accumulation significative?
  • Quel a été l’histoire de la neige pour la saison?
  • Y at-il quelqu’un dans le groupe qui n’a jamais voyagé dans les zones d’avalanche avant ?
  • Le groupe dispose-t-il d’un équipement approprié s’il y a une avalanche?
  • Les membres du groupe savent-ils comment répondre de manière appropriée dans une situation d’avalanche?

Recherche du danger potentiel

Les locaux auront une meilleure idée des conditions actuelles et pourront conseiller aux randonneurs sur quelles routes il y a plus de sécurité. De plus, faites des recherches  sur Internet pour avoir une idée des conditions météorologiques récentes, des conditions de neige régionales et du niveau de danger actuel.

Apporter un équipement d’avalanche approprié

Outre l’engin que l’on apportera pour la randonnée hivernale ou le camping, comme des couches de vêtements, de la nourriture, de l’eau, de la carte et de la boussole, et un moyen de faire du feu, chaque personne du groupe devrait porter les éléments suivants pour la sécurité des avalanches:

  • Émetteur-récepteur « spécial avalanche » : porté par chaque personne du groupe, l’émetteur-récepteur envoie un signal qui peut être reçu par d’autres émetteurs-récepteurs, ce qui permet aux secouristes de localiser une victime.
  • Pelle à neige: une pelle pliable qui comporte soit une lame en aluminium, soit une lame en plastique dur. Il est utilisé par les secouristes pour creuser une victime d’avalanche enterrée.
  • Poteau de sonde: un pôle de sonde sert à localiser une victime dans une petite zone.

Pratiquer les techniques de sauvetage avant de parcourir un terrain d’avalanche est important. Plus d’infos : http://www.cps.ca/fr/documents/position/motoneige-securite

Entrez en contact avec un service de guide local ou une école de montagne pour apprendre les bases. Un guide expérimenté pourra vous montrer comment utiliser l’équipement.

Ils peuvent également enseigner aux élèves comment évaluer le risque d’avalanche, comme les évaluations visuelles et les fosses d’essai pour déterminer la qualité de la neige.

Continuez à pratiquer après le cours pour garder les compétences nettes, et pratiquer en groupe avant d’aller sur le terrain.

Les dernières dates d’évènements en enduro et quad

Enduro

Du 1er au 6 décembre
Le Salon de la moto et du quad

Le rendez-vous de plus en plus important dans le paysage quad tricolore se tiendra au pôle Paris Expo, porte de Versailles, sur les bords du bd périphérique.
Plus d’infos : lesalondelamoto.com
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Téléthon

Organisée par l’Association des Ecoliers de l’Auxois, la rando Téléthon 2015 le samedi 5 décembre. Alors roulage découverte sympa à Pouillenay en Côte d’Or (21) au profit de la bonne cause. Inscription 20 € par quad, possibilité de dîner dansant contre 15 €. Contact et infos : randoquad.alesia@hotmail.fr
7e édition de l’opération Téléthon à Iwuy (59). Plus d’infos pour les Ch’tis et les autres à l’adresse courriel suivante : pgrabe@orange.fr et sur facebook.com/lesTiosQuadeurs
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Du 28 au 31 janvier 2017
Quaduro du Touquet

Les années se suivent et ne se ressemblent pas toujours. Traditionnellement organisée durant le mois de février, la 41e édition des compétitions au Touquet se déroulera du 28 au 31 janvier 2016. Alors si voulez voir Jérémie Warnia « écouter son moteur » dans la ligne droite, direction la côte d’Opale.
Le circuit quads est de 12,5 km, et pourra accueillir jusqu’à 500 quads.
http://www.enduropaledutouquet.fr/espaceconcurrents/quaduro.aspx
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Du 5 au 6 mars 2017
Enduro de Vassivière

Plutôt que de faire le beaudurant les randos estivales, les adeptes de gros gaz feraientmieux d’aller essorer la gâchette dans le Limousin début mars. Mais les sorties pour hommes font peur… Les vrais passionnés, en revanche, se retrouveront les 5 et 6 mars prochain à Royère-de-Vassivière pour un week-end comme on aime. Le samedi, trois circuits en trèfle de 60 km, un point d’assistance, deux tests chronos par boucles. Et nouveauté le dimanche avec 180 km de rando musclée ouverte également aux SSV avec passage dans les spéciales de la veille, mais non chronométrées. Alors, les cakes de l’été, on se retrouve début mars, « y’a une petite rando le dimanche pour vous… Allez, on vous aime bien quand même… »

Quad dans la prairie